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Découvertes à l’occasion de la publication du premier fanzine de leur trilogie (Rockworld — Noizeworld — Boilworld) les histoires de Mosdal et Ørsted ont immédiatement été relayées dans les quatre derniers numéros de Turkey Comix et n’ont pas manqué de marquer les esprits rigolards par leur débauche de potacherie, de mauvais goût bien senti et de clins d’œils affirmés à divers pans de la sous-culture musicale. Le contraire eut été étonnant, tant l’association des deux auteurs fait mouche, Mosdal s’étant ici dégagé de l’influence de Muñoz pour libérer un trait vif aussi déréglé que précis, Ørsted composant quant à lui ses scénarios et dialogues au scalpel avec une verve et une efficacité relevant du prodige. C’est bien simple, on a le sentiment d’avoir rarement autant ri à la lecture d’une bande dessinée, tant les « aventures » de Charley et Mickey associent à merveille les humours irrésistibles de ses deux auteurs. Lorgnant autant du côté du buddy movie (et surpassant d’ailleurs largement les films de la bande Apatow & Cie) que de l’étude de mœurs (les quarantenaires adolescents, l’univers des concerts underground), Rockworld se pose définitivement comme un livre hilarant, rocambolesque et populaire (dans le meilleur sens du terme), dont les lourdeurs graveleuses dissimulent mal les finesses sociologiques.
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